Comment savoir quelle est votre technique d’écriture

Êtes-vous plutôt du style à partir avec une idée et rien de plus ? Ou aimez-vous planifier votre histoire dans ses moindres détails quand vous commencez un roman ? A moins que vous ne soyez un mélange des deux, qui aime préparer certaines choses tout en découvrant l’histoire au fur et à mesure du processus d’écriture…

Vous devez probablement vous reconnaître dans au moins une de ces trois définitions, et il est important de savoir laquelle, car c’est cela qui va vous aider à terminer votre premier jet. Car si vous savez comment vous fonctionnez, vous pouvez le prendre en compte pour être plus efficace. Et c’est comme ça qu’on finit un roman. Pas en écrivant au petit bonheur la chance mais en sachant ce que l’on fait.

Je sais que c’est un peu prétentieux de ma part de dire ça alors que je n’ai moi-même jamais fini de premier jet pour un roman, mais j’ai quelques textes derrière moi, dont certains complètement finis. Alors laissez-moi vous donner quelques conseils pour gagner un temps précieux lors de la rédaction de votre roman.

 

1. Les Planners

Si vous êtes du genre à tout planifier à l’avance, il est probable que ça vous prenne du temps. Beaucoup de temps même. Certains auteurs procèdent ainsi : ils font des recherches, développent leur scénario, préparent les fiches personnages, les lieux, bref, font toute la préparation en amont, avant d’écrire. C’est là le point important. Car si vous commencez à écrire alors que vous avez besoin de préparation, vous risquez de prendre un temps fou à écrire, rechercher, corriger, écrire à nouveau, etc.

Je sais que dans ce cas, tout faire avant permet d’éviter de s’embrouiller. En procédant de cette manière, quand vous devrez écrire, vous n’aurez que ça à faire. Rien d’autre. Juste écrire. Ce qui fait que si votre préparation a été effectuée correctement, il est possible que votre premier jet soit terminé en deux semaines d’écriture. Deux semaines pendant lesquelles vous ne ferez qu’écrire en vous référant à vos notes. Ce processus peut être fatiguant. Arrivé à mi chemin, il est possible que vous voyiez tellement de choses à corriger que vous envisagiez de commencer à éditer votre texte avant de l’avoir fini.

Ne faites pas ça.

Je vais dire un truc important. Si vous éditez votre texte en même temps que vous l’écrivez, vous allez faire des erreurs. Plein. Des incohérences. Vous ne pouvez pas faire une sculpture et à mi chemin changer votre modèle. Le résultat sera au mieux extrêmement difficile à obtenir, au pire complètement raté. Il se passe plein de choses dans un roman. Vous ne pouvez pas vous souvenir de tout, quand bien même ce serait votre univers.

C’est aussi pour ça qu’il est important de définir votre méthode et de vous y tenir. Ne pas changer trop de choses en cours de route est important. Vous pourrez toujours le faire plus tard. Si vous écrivez une scène et qu’elle ne vous plaît pas, tant pis. Notez ça quelque part, passez à autre chose. Cette scène pourra être changée quand vous relirez votre texte.

 

2. Les Pantsers

A contrario, si vous êtes plutôt du style à écrire sans scénario prédéfini, juste avec une idée, un lieu, une direction et quelques personnages, vous n’aurez probablement pas ce genre de problème. En revanche, arriver à une histoire construite sera bien plus difficile, et cela peut vous prendre un temps fou car vous devrez faire des recherches en même temps que vous écrivez. Oublier des choses est alors très facile. Vous devrez toujours vous rappeler de votre ligne directrice.

L’avantage c’est que vous pourrez faire des choses complètement folles avec ce que vous avez, sans à priori. C’est possible que tout au long de votre processus, les scènes vous viennent toute seules. C’est aussi possible, et même probable, que ce ne soit plus vous qui dirigiez votre histoire, mais vos personnages. Car s’il y a bien une chose que nombre d’auteurs vous diront, c’est que vos personnages sont vivants. Ils décident de l’histoire autant que vous.

A mes yeux, si vous écrivez sans plan, vous serez très spontané, mais vous risquez d’oublier où vous allez. C’est très facile de se perdre dans un univers en construction, au détour d’une question simple ou d’une ruelle sombre. Beaucoup de choses peuvent arriver dans une histoire. Et si votre idée de base est remplacée par quelque chose qui vous semble cent fois plus intéressant mais qui n’était absolument pas prévu ? Foncez. Je ne le dirais jamais assez. Vous pourrez toujours corriger ça à la relecture si ça ne vous convient pas.

L’idée avec ce genre de méthode d’écriture est d’agir comme si on vous demandait « Eh, je sais que tu écris un livre, c’est sur quoi ? » et que vous vouliez impressionner la personne le plus possible. Parlez d’extraterrestres, de vaisseaux fantômes, de dragons dans l’ère moderne, d’anges qui ont le vertige ou de la quête épique d’un jardinier qui veut retrouver son râteau. Les histoires sont partout autour de vous, et vous pouvez les mixer entre elles pour obtenir quelque chose d’unique.

 

3. Les Plantsers

Parlons désormais des petits derniers, ceux de la catégorie « entre deux ». Ceux là je les aime bien, et pour cause, c’est comme ça que j’écris. Mais ce n’est pas pour ça que j’ai une préférence pour les gens qui s’organisent comme ça. En réalité, je préfèrerais être capable de planifier les choses à l’avance, mais passons.

Ceux qui s’organisent de cette façon ont, bien sûr, les problèmes et les avantage des deux autres, mixés. Donc moi par exemple, j’ai tendance à partir dans l’écriture avec des recherches en cours et à improviser en route. C’est pour ça que mon premier jet n’avance pas : je n’arrive pas à me fixer, je change toutes mes données assez régulièrement et du coup je dois tout repenser. Je n’aurais pas ce problème si mon histoire ne nécessitait que peu de préparation.

Dans tout les cas, fonctionner ainsi permet pas mal de libertés au niveau de la création. Il est possible de reprendre pas mal d’éléments de l’histoire pour les réarranger, mais le problème reste le même que pour ceux qui planifient. Changer au milieu de l’histoire crée de grosses incohérences. Une méthode qui fonctionne pas mal est de créer plusieurs embranchements pour imaginer la suite si vous êtes face à un choix difficile. Sinon, vous pourrez toujours jouer à pile ou face…

Heureusement, le côté planifié de cette technique permet quand même à l’auteur ayant une bonne mémoire de faire quelque chose de cohérent même en improvisant complètement. N’hésitez pas à créer plein de textes pour vous fixer sur la version finale de votre histoire si vous hésitez entre impro et planification.

 

Je sais qu’il existe plein d’autre manières variées et détaillées d’organiser l’écriture d’un roman, et j’invite ceux qui le veulent à en discuter. Surtout les introvertis, on vous entends pas assez ! Et n’oubliez pas de partager l’article s’il vous a été utile. Si j’ai oublié des choses, dites-le moi plutôt que de râler, ce sera plus efficace. Je corrige mes articles.

Partagez !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.