Chronique : Les Haut-Conteurs (sans spoil)

305 pages

Résumé : Ce livre raconte l’histoire d’un garçon de treize ans, Roland, qui vit dans un petit village d’Angleterre de l’an 1190. Le récit se déroule dans un univers fantastique et moyenâgeux. Un jour, un Haut-Conteur arrive au village pour enquêter sur la forêt voisine. Mais un matin, il ne revient pas…

Je n’étais pas sûre, en lisant la quatrième de couverture, que ce livre serait vraiment fantastique (dans le sens où les créatures existeraient vraiment et ne seraient pas inventées par le folklore). J’ai donc pas mal hésité à le prendre. Mais la couverture était très plaisante et comme elle a visiblement été faite par les auteurs, ça m’a motivée. Puis on m’a dit qu’il y avait un vampire cool dans l’histoire. Et les vampires, je suis très difficile sur le sujet, donc je voulais voir ça. En plus, l’idée d’un roman qui parle d’histoires dans un contexte historique (vous me suivez ?) était très plaisante.

Et après lecture, ce que j’en pense ? Commençons par ce qui m’a plu (c’est le plus simple).

 

L’environnement général, pour commencer. L’auteur connaît son taf pour ce que j’en sais, j’ai bien ressenti l’ambiance moyen-âge et il y a même (ô joie) du vocabulaire adapté au niveau de langage des personnages et bien ancré dans le contexte. Mention spéciale aux notes de bas de page qui décrivent tous les mots compliqués pour les rendre clairs. On n’a jamais trop d’occasion d’élargir son vocabulaire perso. Dans un registre plus terre-à-terre, les bâtiments et les décors sont très bien implantés dans l’histoire. Le choix d’un petit village au bord d’une forêt hantée rend le tout très classe. On n’est pas dans le huis clos, m’enfin ça reste très restreint niveau personnages et ça permet un bon développement vu qu’on voit les mêmes personnes encore et encore dans des situations différentes. Et puis une auberge comme foyer pour le héros, c’est tout trouvé, puisqu’il peut ainsi développer son envie d’aventure en écoutant les voyageurs.

Attention maintenant, les personnages. On n’est pas sur du très lourd (un ado rêvant d’épopées lyriques, une « femme forte » qui ne rentre pas tant que ça dans les clichés, le père heureux pour son fils mais triste de le voir partir…) mais ça reste très correct. Je ne me suis dit à aucun moment que tel personnage n’avait rien à faire là. Ce qui est très bien. Sinon, il y a quand même quelques retournements, et finalement rien n’est aussi évident qu’il y paraît. Les « clichés » cités plus haut sont en réalité de bonnes bases pour un travail de qualité d’après moi. J’aime ce qui sort un peu de l’ordinaire en restant réaliste, et pour le coup j’ai bien aimé. Après, je sais pas si c’est moi qui n’ai pas été difficile ou si c’est vraiment le cas. Mais comme les personnages sont l’élément principal d’une histoire, c’est bien de noter qu’un soin tout particulier y a été apporté.

Enfin, l’intrigue. Comme je ne révèle rien dessus dans cet article, ça va être difficile d’en parler clairement, mais allons-y. L’intrigue était assez intéressante pour me laisser m’y accrocher, ce qui fait que j’avais envie de continuer à lire. D’un autre côté, ce n’était pas non plus stressant au point que je ne pouvais plus lâcher le livre, je dirais même que laisser un chapitre en cours pour faire autre chose ne m’a pas dérangée. Assez équilibré donc. Et on a même droit à plusieurs retournements de situations, plutôt bien gérés pour la plupart. J’ai eu un peu de mal à démêler le vrai du faux pour être franche, c’est très facile de se laisser entraîner par les spéculations des personnages… pour finalement se planter autant qu’eux.

La dernière chose que j’aurais à dire dans les choses que j’ai appréciées, c’est que « Les Hauts-Conteurs » a beau être plutôt destiné aux adolescents, il est facile d’y trouver un intérêt. Pour moi, ce livre n’a pas grand chose d’un Young Adult Novel classique.

 

Passons à la partie difficile, ce que j’ai moins aimé. Pourquoi difficile ? Parce qu’il y a des sujets sur lesquels je suis clairement plus sensible et tatillonne que d’autres.

Déjà, pour l’environnement, le seul reproche que j’aurais à faire se situe dans les distances entre les endroits. Je n’ai aucune idée de la superficie de la forêt de Dean (dans laquelle les héros passent plusieurs jours) ni d’à quel point elle est praticable à pied ou à cheval, mais les heures passées dedans me paraissent parfois un peu excessives. Je trouve que l’endroit est bien décrit au début, lorsque le héros s’y rend pour la première fois, mais par la suite, plus rien. Et je trouve ça dommage. Ça a fait que j’imaginais régulièrement un lieu où l’on se déplace facilement pour réaliser que les héros galéraient à y progresser.

Ensuite viennent les personnages. Pas de gros bémol mis à part l’absence de personnages féminins utiles à l’histoire. Je ne spoil rien ici mais à mes yeux, seul un personnage sert réellement l’intrigue activement. Les autres sont là, ou servent le récit, mais surtout de manière passive. En revanche, bon point, pas mal de femmes sont nommées. Mais je n’arrive pas à me souvenir d’un passage où deux personnages féminins parleraient ensemble sur un sujet autre qu’un des personnages masculins. Et je trouve que ça gâche un peu le truc car la femme la plus importante du livre est très bien écrite à mes yeux. Et oui, je sais qu’on parle du moyen-âge, mais quand même.

Pour terminer, il n’y a rien que j’ai vraiment trouvé à reprocher à l’intrigue, tout simplement parce que les seules choses qui m’ont un peu titillée sont des révélations qui, au final, se fondent bien dans le récit.

 

En conclusion, je dirais que ce premier tome est très prometteur pour la suite. La fin laisse présager un scénario intéressant pour le tome deux, et j’espère que les petits défauts que j’ai notés seront corrigés (pour la forêt, je me pose pas de questions, on devrait pas la revoir). Si j’ai le temps, j’essaierai de lire la suite et d’en faire un avis par rapport au tome un. Mais je tiens à préciser qu’à mon avis, lire ce livre et ne pas connaître la suite n’a rien de grave. A part un petit cliffhanger pour donner envie, l’intrigue se conclut proprement à la fin.

J’ai terminé la lecture de ce livre en trois jours, avec un total de cinq heures et vingt minutes. Oui, je me chronomètre.

N’hésitez pas à confronter votre avis si vous avez lu le livre, à dire si vous comptez le lire ou pas, bref à donner votre avis. Sur internet, on adore ça, donner notre avis.

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2 réponses sur “Chronique : Les Haut-Conteurs (sans spoil)”

  1. Tout ça me donne envie de lire ce livre.
    J’en aie déjà plusieurs sur ma table de nuit , celui-ci seras donc le suivant. Si le but de ce Blog est de donner envie de lire alors c’est très réussis. On ne sais rien de l’intrigue ce qui a tendance à attiser la curiosité.
    Vivement la prochaine critique!

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