Chronique : La Passe-Miroir Livre 1, Les Fiancés de l’Hiver (partie 1 – sans spoil)

608 pages

Résumé : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Tout d’abord je tiens à m’excuser platement pour le retard de cette chronique. Récupérer le livre et le terminer auront été plus compliqués que prévu, mais heureusement croyez moi ça en valait la peine. L’auteure, Christelle Dabos, n’a pas gagné le prix littéraire Gallimard jeunesse pour rien, ce livre est une pépite. Je trouve. Et pour me faire pardonner mon retard, je ferai deux critiques de ce livre. Oui, vous m’avez bien entendue, deux critiques ! Celle-ci, la première, ne comportera aucun spoil. La seconde entrera plus dans le vif du sujet, analysera plus profondément les personnages, et pour cela, je dévoilerai des éléments de l’intrigue. Donc si vous voulez lire ce livre, et je vous le recommande chaleureusement, ne lisez pas la deuxième chronique avant de l’avoir fait. Je ne plaisante pas. Vous gâcheriez tout ce qui est intéressant dans ce livre.

A part ça, qu’en est-il de mon impression générale me demanderez-vous ? Eh bien, j’aimerai franchement  lire la suite, pour être honnête. Vu la taille des bouquins, ça ne sera pas chose aisée, mais je pense que ça pourrait être diablement intéressant. L’univers a entièrement été imaginé par l’auteur et c’est déjà un tour de force, donc je compte bien m’inspirer (après tout, les auteurs sont tous des vampires).

 

Parlons des points positifs. Je pense que ça va être la partie la plus longue (et la plus simple à écrire) parce que je ne vois pas trop quoi reprocher au livre.

L’univers. Ou le décor, l’environnement, ce que vous voulez, est extrêmement, et j’insiste sur le mot, riche. C’est foisonnant. Il y a une multitude de détails qui rendent le tout très réel, très poignant, très prenant même. C’est assez difficile d’y trouver des incohérences, si bien que je n’en ai pas à vous donner. Je ne crois même pas avoir réussi à en trouver, alors que je suis pointilleuse sur ce genre de choses. Les éléments les plus étranges sont logiques par rapport à eux mêmes. J’aimerais d’ailleurs mettre un mot sur l’ambiance, qui d’après moi est assez bien retranscrite pour faire une bonne partie du roman. En lisant, je n’ai eu aucun problème à me figurer à quoi ressemblait l’environnement dans lequel se déplaçait Ophélie, ni ce qui ressortait de ces décors. Il y avait toujours un mot sur la lumière, les impressions du personnage, l’agitation ambiante, ou au contraire le calme, les odeurs, la propreté de l’endroit. J’ai pu facilement me figurer ce qui était ressenti, et ce qui ressortait de toutes ces descriptions. Il y en a beaucoup, des descriptions, d’ailleurs. Mais elles ne sont pas envahissantes pour un sou d’après moi, bien au contraire. Le livre serait vide sans cette ambiance, ce ressenti, ces décors et ces descriptions qui dépeignent un univers loin du nôtre, fascinant. Et je ne parle pas encore du cadre ! Toute l’histoire ou presque se passe dans des décors luxurieux, riches, brillant de mille feux et dissimulant pourtant de sombres secrets. Tout ça met énormément l’histoire en valeur.

Bon, maintenant que j’ai bien huilé l’égo de l’univers, passons à celui des personnages, ce qui va être un peu plus compliqué. Je m’explique. La plupart des personnages ne sont pas vraiment aimables. Ils sont même parfois détestables, à en avoir envie de leur coller de sacré baffes (je pense à Bérénilde, pour ne pas la citer…) et ça les rend difficiles à dépeindre de manière reluisante. Mais bon sang, c’est exactement ça qui fait leur force. Ils sont ambigus, ils suivent leur instinct, leurs émotions, leur ambition personnelle aussi. Ces personnages sont vrais dans tous leurs défauts, et c’est pour ça que j’ai aimé les regarder évoluer autour d’Ophélie. Je ne crois pas avoir vu un personnage qui n’ait que des qualités, même chez mon préféré (et pourtant, des défauts, il en a pas beaucoup). La plupart des protagonistes sont très égoïstes dans ce roman je trouve, ils cherchent leur intérêt personnel dans chaque situation et n’hésitent pas à manipuler, mentir, dissimuler des informations pour obtenir ce qu’ils veulent. Comme la plupart sont nobles, sauf Ophélie et sa famille, on se retrouve dans un univers peuplé de grandes dames, d’hommes importants, et cela donne un très bon contraste avec l’héroïne du roman. Elle qui vient d’un milieu on ne peut plus modeste, se retrouve cernée par tous ces gens sans scrupules qui veulent se servir d’elle. Alors niveau évolution du personnage, je dirais qu’on touche le sommet, puisque la comparaison première page/dernière page montre bien qu’Ophélie a changé, mais n’a pas été dénaturée. Elle reste elle-même. Et c’est sans doute ce que j’ai préféré avec ces personnages, c’est qu’ils sont vrais. Même dans leurs mensonges.

Ce qui nous mène à l’intrigue. Là, honnêtement, je ne vais pas avoir grand chose à dire de plus que « Oh là là franchement allez lire ça c’est génial » parce que : 1) Ce n’est pas ma spécialité et de loin et 2) J’ai dit que je ne révélerais pas de scénario donc on verra ça dans une semaine. Je peux cependant vous garantir la qualité de l’histoire, de ses retournements de situations et de ses mystères. Les évènements ne se passent pas en grands arcs narratifs comme ça peut être le cas parfois, disons plutôt que tout se passe d’une traite, en prenant bien son temps. Ce qui est à la fois reposant et cruel puisque j’ai eu du mal à reposer le livre une fois commencé, mais c’est un point positif. J’ai aimé le fait que les choses « arrivent » juste, sans grande tension dramatique inutile. Ça rend l’histoire réelle, et ça permet de ne pas être accroché au livre en permanence. Et c’est quelque chose que j’apprécie. Pour parler quand même un peu plus en détail de ce qui se passe, le roman est basé sur des complots politiques et des mystères qui se cachent dans le décor. Donc ça parle pas mal de pouvoir, de devoirs, de coulisses, de manipulation, de cachotteries, de corruption, de chantage, ce genre de choses.

 

Et si maintenant je devais parler de ce que je n’ai pas aimé… Ben j’aurais pas grand chose à dire. Ce que je n’ai pas aimé était fait pour ne pas être aimé. A savoir l’attitude horriblement énervante de certains personnages, l’ambiance parfois très lourde, les pensées sombres d’Ophélie. Ce livre n’est pas rose. Mais ce que je n’ai pas aimé n’a rien à voir avec un quelconque problème d’écriture d’après moi. En revanche, si je dois lire la suite, je sais que je m’engage pour quelque chose de semblable, donc je vais faire une pause entre deux pour me rafraîchir les idées. Surtout que le livre 2 est assez conséquent, lui aussi.

J’ai mit environs sept heures à lire ce livre, à cinq minutes près. Et j’ai lu pendant une semaine, un peu chaque jour.

 

Bref je vous invite à lire ce livre, à vous renseigner sur l’auteure, (dont voici le blog), sur l’illustrateur ayant réalisé la couverture (dont voici le blog), et à me donner votre avis sur cet article.

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2 réponses sur “Chronique : La Passe-Miroir Livre 1, Les Fiancés de l’Hiver (partie 1 – sans spoil)”

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